« Sois Gentil »

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Avec cet article, je commence une série spéciale sur les « Messages Contraignants ».

Si vous cherchez sur le net, vous trouverez de nombreux articles à ce sujet. Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de répéter ce que d’autres ont très bien expliqué. D’ailleurs, je tiens moi-même cet éclairage par d’autres formateurs, coachs, lectures, etc…

Mais je pense que ces « petites règles » sont si déterminantes dans nos vies qu’il est bon de les rappeler, et de les diffuser afin d’en augmenter la prise de conscience.

Car oui, ces « petites règles de conduite », contrairement à ce qu’elles laissent supposer, sont loin de nous aider, bien au contraire.

Un des éléments clés de la communication est d’utiliser le mode de perception adéquat de l’interlocuteur. La forme au service du fond.

Aussi, ici, je ne vais pas changer le fond, juste la forme. Et comme ma sensibilité s’inscrit à travers les expériences du Chemin, c’est à travers de la symbolique du Pèlerin que j’espère pouvoir atteindre ceux qui ne l’étaient pas encore à ce jour.

Il n’y a pas d’ordre précis pour parler de ces messages, aussi, je commencerai simplement par celui qui marqua principalement ma propre vie :

Le « Fais plaisir », qui se traduit chez moi par…

« Sois Gentil »

En quoi le message « Sois Gentil » (Fais Plaisir) conditionne-t-il le Chemin du Pèlerin ?

A l’origine…

Déjà, le pèlerin n’entreprend pas le Chemin pour « faire plaisir » à quelqu’un.

Si ce parcours est accessible, il réserve aussi des difficultés qui, si elles ne font pas « sens » pour celui qui les affronte, peuvent se révéler insurmontables.

On n’entreprend donc pas le chemin pour « être gentil » et pour « faire plaisir ». Bien au contraire, on fait surtout le chemin pour « soi ». Cela peut être une promesse faite à quelqu’un, mais cela reste avant tout un vrai choix personnel.

La préparation…

Lorsque le pèlerin prépare son voyage et son sac, il doit surtout penser à lui.

En effet, c’est lui qui va marcher sur ces chemins et porter ce sac à dos.

Accepter de prendre un équipement sous prétexte qu’une autre personne le lui a recommandé, sans en considérer sa réelle adéquation, est une décision que le pèlerin risque de payer très rapidement. Surtout lorsqu’il s’agit d’un élément primordial pour un marcheur comme les chaussures.

Certes, ce conseil venait très probablement d’une bonne intention…

Mais se charger d’objets qui ne représentent finalement que les propres peurs des autres, c’est aussi supporter un poids qui peut pénaliser le pèlerin à chacun de ses pas, voir le mettre en difficulté.

Un pèlerin ne prépare pas son parcours, ses étapes, son sac en fonction des autres.  Ici aussi, cela doit rester son propre choix.

Sinon, en cas de conséquences pénalisantes, il risque d’en souffrir, et peut-être même de reporter la faute sur les autres… alors que le Chemin, c’est surtout une responsabilité bien personnelle.

En Chemin…

Le pèlerin entreprend finalement son « pèlerinage ».

Lui seul doit décider comment aborder cette « aventure », car c’est lui qui est « en première ligne ».

« Les conseilleurs ne sont pas les payeurs ».

Si le pèlerin prend un rythme de marche qui n’est pas le sien, juste pour être gentil et faire plaisir à d’autres, il pourra profiter de leur compagnie, certes, mais pas pour longtemps. Car à un moment, il en supportera les conséquence, la fatigue, les douleurs, les blessures,…

Pour aller jusqu’au bout, le pèlerin doit surtout savoir écouter son corps, et gérer ses ressources.

Que se passe-t-il si, pour faire plaisir, le pèlerin porte le sac des autres en plus du sien ? Que se passe-t-il s’il continue de marcher pour faire plaisir aux autres alors qu’il est exténué ?…

Si un pèlerin fait le chemin pour faire plaisir aux autres, il n’arrivera jamais au bout,… ou alors, il ne profitera pas pleinement de l’arrivée, ou pire, il perdra quelque chose d’important pour lui sur la route… ce qui est bien plus grave que la satisfaction des autres.

Que ce soit pour les auberges, les pauses, etc… le pèlerin fait ses propres choix en connaissance de cause, et non pour être gentil et faire plaisir. Parce que c’est de sa vie dont il est question.

Cela ne veut pas dire que le pèlerin doit rester « sourd » aux remarques des autres. Bien au contraire !

Prendre ses propres décisions, ce n’est pas faire preuve d’orgueil. Le pèlerin doit accueillir les propos des autres, et savoir en tirer l’utile.

Une « équipe de réussite » est celle qui valide les choix du pèlerin, les commentent de manière constructive, et finalement, l’aide à poursuivre sa route, même si celle-ci peut paraitre éloignée des aspirations des autres.

Donc…

Faire le chemin pour être gentil et faire plaisir, c’est justement l’inverse du chemin,

Faire le chemin pour être gentil et faire plaisir, c’est mettre en péril le chemin.

Faire le chemin pour être gentil et faire plaisir, c’est se mettre en péril.

L’expérience du chemin, c’est, certes, une aventure à partager avec d’autres, mais c’est surtout une aventure vers soi.

Et on ne peut aller vers les autres, que si on est d’abord allé vers soi-même, pour être vrai.

Ce qu’en pensent les autres, cela leur appartient…

En conclusion…

Soyez ouverts aux messages qui viennent de votre entourage. Il y a très certainement un enseignement à y trouver, peut-être pas aussi distinctement qu’il n’y parait. Il est même possible que l’enseignement que vous en tiriez soit complètement distinct à celui imaginé para votre interlocuteur au moment de son expression.

Puis, en conscience, faites vos chois, mettez-les en pratique et assumez-les. Ce ne sont pas les choses que nous faisons qui font de nous des adultes, mais notre attitude.

Dans ce monde de tension et d’égoïsme, où chacun veut imposer à l’autre sa propre vision, être gentil et faire plaisir est la clé. Finalement, la réponse ultime est l’Amour.

Etre gentil et faire plaisir sont des actes d’amour.

Mais cela ne fonctionne parfaitement que si on le fait en équilibre, « chacun son tour. »

Et comme pour l’instant, il n’y a pas forcément  de réciprocité entre les êtres humains,

Alors, Aimez les autres, certes…

Et Aimez-vous aussi !

« Lorsque vous dites « oui » aux autres, assurez-vous que vous ne dites pas « non » à vous-même. »

Paulo Coelho

C’est ce courage à être vous-même que les autres doivent valoriser et non les choses qu’ils aimeraient que vous fassiez.

« Il est malheureux que les gens ne voient que les différences qui les séparent. S’ils regardaient avec plus d’amour, ils discerneraient surtout ce qu’il y a de commun entre eux, et la moitié des problèmes du monde seraient résolus. »

Paulo Coelho

Que le Chemin soit avec vous !

:-)

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